Embarqué dans un scandale lié au transfert d’Aloys Fouda au stade Malherbe de Caen, le manager général de l’Ecole de Football des Brasseries du Cameroun (EFBC), au regard des preuves qui l’accablent, devrait être demis de sa fonction de vice-président de la commission de football jeunes.

Le 10 avril 2018, Me Dieudonné Happi, président du comité de normalisation de la fédération camerounaise de football, avait mis sur pied certaines commissions permanentes et spécialisées du football. Parmi ces commissions, on notait la mise sur pied de celle dédiée au football jeune et Akoue Epie Domingo avait été porté à la présidence. Comme vice-président, le normalisateur en chef de la fécafoot, avait jeté son dévolu sur Jean Flaubert Nono, le manager général de l’EFBC. Un pur bonheur pour Jean Flaubert Nono, un peu dilué par la déception de voir filer entre ses mains la présidence de cette commission.

L’illusion de l’expertise et une formation qui va à vau-l’eau

Son nom revenait avec insistance dans toute organisation sportive qui s’occuperait du football des jeunes. Lui-même ne cachait pas ses ambitions d’atterrir à la tête d’une ligue spécialisée du foot jeune. Du haut de ses années passées à l’EFBC, Jean Flaubert Nono se considérait comme le plus grand expert dans la formation des jeunes footballeurs. Pourtant son bilan personnel à la tête d’une structure pourvue en moyen financier se rapproche élégamment de la médiocrité. Les joueurs sortis de son écurie ne font plus courir. Les destinations des anciens pensionnaires de l’EFBC, pourtant vantée pompeusement comme la meilleure école de formation en football au Cameroun, sont des plus exotiques et sont une entrave au développement et l’épanouissement de ces jeunes joueurs.

Les tournois que le manager général de l’EFBC a institués (Easter cup et Challenge Geremi Njitap) dans son centre de Ndokotti à Douala où il a délibérément décidé de ne pas convier certains centre de formation qui lui ravirait la vedette lui échappent depuis deux ans déjà. L’EFBC ne gagne plus la Easter Cup qu’elle organise sur son propre stade, avec ses officiels. Lors de l’édition dernière de ce tournoi phare qu’est la Easter cup, l’EFBC s’était payé le luxe de quitter la compétition, dès le premier tour. Se faisant éliminer par des académies au budget modestes et 50 fois inférieures à celui de l’EFBC. Au vu de tout ce qui précède, il va sans dire que la formation proposée aux jeunes de l’EFBC ne saurait être citée en modèle et l’expertise de son manager général devrait être remise en question. L’EFBC de ces dix dernières années s’inscrit aux antipodes de celle qui a produit la pléiade de joueurs de renommés internationales qu’a connu le Cameroun.

L’urgence de le débarquer

Pris en flagrant délit de trafic du passeport Fifa de son ancien pensionnaire Aloys Fouda, Jean Flaubert Nono ne saurait présider à la présidence d’une commission de football jeune. Ce serait confier les clés d’une nouvelle bâtisse à un brigand. Au moment où la CAF et la Fifa combattent avec la dernière énergie les pratiques peu orthodoxes de ceux qui ont en fonction l’encadrement du football jeune, il serait incroyable de garder au sein d’une commission spécialisée un personnage à la moralité douteuse et qui excelle dans la signature des engagements illicites avec des mineurs. Le président de la Fécafoot Seidou Mbombo Njoya devrait revoir la présence de Jean Flaubert Nono au sein de cette commission qui à terme devrait se transformer en une ligue spécialisée. La caution négative qu’apporterait, au sein d’une commission chargée de s’occuper du football des jeunes, le Manager général de l’EFBC enlèvera tout crédit à la fédération à travailler pour structurer sainement le football des jeunes.

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