Après le kick-off manqué du championnat la semaine dernière, l’analyste sportif camerounais s’attarde pour nous sur les conséquences de la crise retentissante entre la Ligue de Football Professionnel du Cameroun (LFPC) et les clubs professionnels à travers le Syndicat des Clubs d’Elite du Cameroun (SYCEC).

Qui est selon vous le perdant dans la crise LFPC-SYCEC qui a paralysé le démarrage du championnat ?

« Durant la crise de quelques semaines qu’il y a eu entre la LFPC et le SYCEC, c’est le football professionnel dans son entièreté qui s’en sort perdant. Ensuite, il y a que les acteurs principaux : joueurs, encadreurs, dirigeants sont doublement perdants. Vous avez les présidents de clubs qui malgré que leurs équipes ne jouent pas entretiennent les joueurs, paient les séances d’entrainements etc…

La Ligue de football professionnel a failli pour ce kick-off manqué ; le Ministère des Sports aussi, la Fédération également, puisque les réunions tenues entre ces derniers n’ont pas pu ramener la paix. A partir du moment où le lancement annoncé pour le 26 janvier n’a pas eu lieu, ou aucune équipe ne s’est présentée,il y a eu un échec global. Je pense que toutes les parties sont perdantes. Après vous allez vous rendre que cela a entrainé un impact négatif sur l’image du Cameroun à un moment où le pays s’apprête à accueillir une échéance importante à savoir : la CAN 2021.

Peut-on tout de même comprendre l’attitude des présidents de club ?

Les présidents de clubs, on peut comprendre qu’ils avaient des revendications à faire mais ce genre de mouvement ne fera jamais avancer le football camerounais. Vous avez des joueurs qui ont un surdosage d’entrainements, ils ont largement excédé la période de préparation d’une compétition. Ils courent des risques de blessure… Les techniciens vous disent que pour une préparation de présaison, varie de six à neuf semaines. Les joueurs sont à plus de quatre mois de préparation, ce qui est anormal sur le plan physique. Les joueurs sont en train de courir beaucoup de risques dans cette situation. Les entraineurs  eux-mêmes sont sûrement déjà à court d’inspiration, ayant déjà épuisé leurs plans de préparation. Vivement que la crise s’arrête. J’espère qu’après le lancement finalement prévu ce samedi 2 février 2019, on sortira véritablement de l’auberge.  L’on espère également que l’assemblée générale ordinaire fixée au 28 février 2019 par le Général Semengue sera effective. Il faut qu’on prenne vraiment les choses en main car j’ai un peu mal quand je vois les jeunes qui ont choisi le football comme métier malgré les conditions difficiles dans ce domaine être ainsi victime d’une crise qui n’apportera rien en termes de leur traitement salarial et bien d’autres conditions.

 

 

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