Une résolution du Comité exécutif de l’instance faitière du football national tenu le lundi 14 janvier accorde sa faveur à la fraction conduite par Isaac Sinkot dans la querelle de leadership au sein de cette formation de la capitale économique du Cameroun.

Au cours de sa session du lundi 14 janvier 2019, le Comité exécutif de la Fédération Camerounaise de football s’est prononcé sur le bicéphalisme qui perdure à la tête de la Dynamo FC de Douala, club de Ligue 2, avec Isaac Sinkot comme PCA d’une part et Me Bateki par ailleurs. La fédération camerounaise de football a tranché en faveur d’Isaac Sinkot. « Après avoir examiné les différentes requêtes des parties en litiges, le Comité exécutif s’en tient aux résolutions de l’assemblée générale de l’Association Dynamo Football Club de Douala (Peuple) tenue le 29 octobre 2016 et ayant élu Monsieur SINKOT Isaac au poste de Président de l’association », précise la Résolution numéro 10 de la réunion du Comité exécutif de la FECAFOOT. Un camouflet pour Me Bateki et ses soutiens parmi lesquels trône en bonne place Joseph Antoine Bell, candidat malheureux à la dernière élection du Président de la FECAFOOT.

L’on se souvient du soutien apporté par Isaac Sinkot au président élu Seydou Mbombo Njoya avant le vote, aux côtés de plusieurs autres anciens lions indomptables (René Njeya, Stephen Tataw…)  qui n’avaient pas suivi la grande vague de mobilisation du Collectif des anciens Lions Indomptables de football (CALIF) en faveur de la candidature de Joseph Antoine Bell. Les responsables de la fraction Bateki dénoncent par ailleurs le rôle trouble qu’aurait joué John Balock, membre du Comité exécutif de la fédé et soutien d’Isaac Sinkot pour aboutir à une telle décision.

Décision inique

« La décision du Comité exécutif de la FECAFOOT sur le cas Dynamo est une décision inique qui montre véritablement que le Comité exécutif de la fédération est noyauté par des personnes de peu de crédibilité et qui ont des problèmes d’éthique. Quatre clubs de tradition ne peuvent pas avoir des problèmes de bicéphalisme et on met les médiateurs pour régler trois cas et suppose que le dernier cas  est déjà réglé parce que l’une des parties prenantes est membre du Comité exécutif de la Fecafoot. Je dis que c’est quand même être très partial. Ça montre que le président de la FECAFOOT doit se méfier de certains de ses collaborateurs parce que je crois justement que si on voulait traiter le cas de Dynamo, il fallait d’abord que le monsieur nommé Balock John soit mis hors de la salle et que les autres membres se prononcent en toute indépendance.», s’insurge Mathieu Nathanael Njog, membre de l’équipe de Communication du candidat Joseph Antoine Bell, interrogé par Lionindomptable.

Notre interlocuteur présente la décision de la Fécafoot comme « une honte »  pour le football camerounais. « C’est quand même une honte parce que l’assemblée qui a porté Sinkot dit-on à la Présidence de la Dynamo n’a jamais eu lieu. Si oui, elle s’est tenue dans une chambre ou sur un papier et aujourd’hui, on la brandit comme une assemblée générale qui tient. Je dis non. Il ne faut pas qu’on se moque des gens. Je crois que les responsables de la Ligue de football professionnel doivent véritablement se repencher sur la question et je crois que les dirigeants légaux de la Dynamo doivent rapidement saisir les instances de recours compétentes », a-t-il ajouté.  La probabilité est grande que cette décision de Seydou Njoya et ses pairs, au lieu de tirer un trait sur l’affaire Dynamo, contribue plutôt à exacerber les tensions au sein de la grande famille de cette équipe mythique.

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