La sortie du porte-parole du gouvernement était très attendue. Dans un point de presse qui a drainé du beau monde dans la capitale politique samedi, Issa Tchiroma Bakary n’est pas allé dans ses emballements lyriques à la gloire du président de la république (qu’il n’a cité que 2fois dans son communiqué) comme à son habitude.

Il est resté modéré et pragmatique. Selon lui en gros, la CAF aurait pris une décision inique, dont les motivations profondes devraient susciter des interrogations. Mais contre toute attente, le Mincom appelle le “peuple camerounais” à demeurer serein et à éviter toute polémique inutile.

Pour le ministre de la Communication les choix de la CAF sont à questionner:

 “C’est une décision étonnante, qui ne rend assurément justice ni aux investissements colossaux consentis par notre pays et qui se traduisent aujourd’hui par des belles infrastructures modernes visibles de tous, ni à l’engagement déterminé du chef de l’État, et du peuple camerounais à déployer les efforts nécessaires pour abriter en 2019, une fête éclatante du football africain.

L’enjeu majeur pour Issa Tchiroma Bakary aujourd’hui est d’aller jusqu’au bout de ce qui a été fait jusqu’ici. C’est-à-dire “terminer la construction des infrastructures.” Car l’autre défi est de prouver aux yeux du monde que le Cameroun “n’a pas démérité“.

Comme quoi on ne pleure pas sur du lait rependu. Le Cameroun a pris note de sa mise à l’écart et de ce qui lui resterait à faire, pour son confort personnel. D’où l’appel du ministre à une “détermination” particulière pour finaliser la “construction de nos belles infrastructures, qui appartiennent au peuple camerounais et en les achevant à bonne date.

Nulle part, Issa Tchiroma aura évoqué une possibilité pour l’État camerounais d’aller au TAS. Il a plutôt réaffirmé dans son propos, que le Cameroun va continuer à œuvrer avec les instances internationales pour le rayonnement du football sur le continent.

Aucun procès en vue donc! Tout porte à croire que le verdict de la CAF n’est donc pas une réelle surprise pour les gouvernants camerounais. La proposition d’abriter la CAN 2021 n’a pas été évoquée. On l’a compris, le Cameroun joue la carte de la prudence sur ce dossier, très tôt révélé (pour quel but d’ailleurs)?

Mais avait-il le choix, que peut le gouvernement camerounais actuellement? La bonne nouvelle, et qui démontre que 2021 avait été des négociations d’octobre dernier lors de la présence d’Ahmad Ahmad au Cameroun, les Lions Indomptables ne feront pas l’objet de sanctions (ni pécuniaires, ni mise à l’écart lors de la prochaine CAN) de la part de la CAF, affirme Constant Omari (vice-président CAF).

Yaoundé pourrait toujours revenir sur d’éventuelles actions à mener, non pas pour abriter la CAN 2019, mais pour empêcher sa tenue ailleurs comme le souhaiteraient quelques thuriféraires du régime, plus royalistes que le Roi, qui semble lui avoir connaissance depuis un bon moment de l’agenda caché de la CAF (où Ahmad).

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