Un parcours en dents de scie

La question se trouve au centre des débats camerounais. Faut-il garder Volker Finke? un entraîneur qui a été capable du meilleur comme du pire. Après le mondial sud africain catastrophique de Paul Leguen (2010), le Cameroun a vu défiler à la tête de sa sélection, L’espagnol Javier Clemente, le français Denis Lavagne et Jean Paul Akono en 2013. Tous ont connu des échecs cuisants, ne faisant qu’accompagner les lions dans leur chute vertigineuse.

Le Cameroun ne participera pas à 2 CAN, une première dans son histoire. Jean Paul Akono et Volker Finke qualifieront l’équipe au mondial brésilien où L’allemand inscrira son nom en lettre de boue dans le record des pires humiliations du football camerounais. Maintenu à son poste à la surprise générale, Finke renouera avec la jeunesse en qualifiant les lions indomptables à la can 2015 avec la manière. Il fera découvrir au grand public Fabrice Ondoa, Clinton N’jié et autres Edgard Salli, Leonard Kweuke, Ambroise Oyongo… Il sera à l’origine du retour D’Aurelien Chedjou et plaidera en vain pour le retour d’Alexandre Song.

Après la désillusion de la can 2015, il est légitime de se demander si le coach de Cameroun-Allemagne(2-2) devrait continuer sa mission ou remettre son tablier. Fabrice Ondoa et Benjamin Moukandjo ont leurs idées à ce sujet.

Moukandjo « s’il continue, tant mieux…On fera avec celui qui sera là »

« Si ça ne dépendait que de moi, il resterait. Il a réussi à nous qualifier pour la Coupe du monde. Il a réussi à nous qualifier pour la Coupe d’Afrique des nations avec un groupe qui a beaucoup changé. Il faut s’inscrire dans une continuité. S’il continue, tant mieux. S’il ne continue pas, on fera avec celui qui sera là. »

Ondoa « c’est un homme qui ne répète pas les mêmes erreurs »

« C’est le service que je demande à la Fédération camerounaise. Il n’agit pas seulement comme un coach, mais comme un père aussi. Il a su rajeunir ce groupe et y ramener de la discipline. Et il sait ce qu’il faut faire pour les échéances à venir. Quand quelqu’un commence ce type de travail, il ne faut pas l’arrêter. […] C’est grâce à l’échec de la Coupe du monde, qu’il a pu réussir une belle campagne de qualification. […] C’est un homme qui ne répète pas les mêmes erreurs. Je pense qu’il ne se trompe pas deux fois. »