Roger Milla : « Je n’ai pas deux pays et je veux le voir debout »


Le football camerounais est un grand malade. Selon Albert Roger Milla, il est même à l’agonie. Le problème fondamental selon le joueur africain du siècle dernier, réside au niveau de la qualité des hommes chargés de conduire la destinée de ce sport roi. Gérer le football sans y associer les footballeurs, apparait pour lui comme une hérésie à laquelle il faut rapidement mettre fin. Dans cette deuxième partie de la grande interview qu’il nous a accordée, l’ambassadeur itinérant revient une nouvelle fois sur l’épopée de 1990  avec les Lions Indomptables. Il revient pareillement sur les combats qu’il mène pour redonner de la splendeur au football camerounais. Entretien…

Difficile de parler effectivement de Roger Milla sans se souvenir de la Coupe du Monde 1990 et vos performances historiques. Comment avez-vous vécu ces moments-là ?

C’était vraiment historique comme vous le dites. J’allais à cette Coupe du Monde sans espérer avoir une place dans cette équipe, ni être sûr de jouer ou même de marquer un but. Mai comme le seigneur avait décidé que ce serait moi, que je ferais partie de cette Coupe du Monde, ça a été le cas. Le reste là, je l’ai fait avec un cœur vraiment gros. Ce n’était pas pour une revanche ou quoi que ce soit. Il fallait effacer un peu ces petites histoires qui se tissaient à gauche et à droite, les jalousies, etc… Et puis, faire comprendre à mes frères que l’équipe nationale du Cameroun n’appartient à personne. C’est pour tout un peuple. On dit bien : Equipe nationale du Cameroun. Donc, c’est le Cameroun, ce n’est pas le Canon de Yaoundé ou le Tonnerre de Yaoundé ou Léopard de Douala… Il fallait jouer pour la patrie, pour tous ceux qui sont restés ici au Cameroun, qui supportaient de loin, il fallait jouer pour eux. Je dis, il y a eu certes des problèmes mais nous avons su comment les résoudre, comment surmonter cela et capitaliser tout le bien qui était en nous. On parlait vraiment le même langage. Jusqu’au premier match, il y avait la tension encore. Au deuxième match, je pense que cette tension avait déjà baissé de 40%. Il y avait 60% qu’il fallait récupérer et le match contre la Roumanie nous a aidés à ramener la sérénité au sein de l’équipe. Cela nous a donné encore plus de force de continuer.

Pendant cette Coupe du Monde, vous aviez marqué par vos performances mais aussi par une danse historique reprise dans tous les génériques de la FIFA. Comment aviez-vous eu l’inspiration de danser ainsi ?

Je le dis à tout le monde qui veut l’entendre : le seigneur m’a guidé vers là-bas. Moi-même je courais sans savoir où j’allais. Je dis toujours aux gens que : primo, je ne savais pas que j’allais jouer ; deuxio : je ne savais pas que je pouvais marquer un but. Parce qu’à 38 ans, jouer devant des gens qui avaient 25, 26, 27 ans, ce n’était pas facile. Traverser tous ces défenseurs, ce n’était pas facile, je ne savais pas que j’allais marquer un but. Quand j’ai marqué ce but contre la Roumanie, le seigneur m’a envoyé vers ce poteau de corner. En toute honnêteté, je ne savais pas où j’allais. Je suis parti droit vers le poteau et je me suis mis à danser comme un fou. Et c’est resté ainsi pour les autres buts.

Cette danse est reprise par des grandes marques dans des spots et autres montages. Est-ce que vous touchez les droits d’auteur ?

Pour moi, c’est une danse sportive. Je ne crois pas qu’il serait opportun pour moi d’aller chercher les droits d’auteur parce que j’ai dansé. Je ne suis pas ce genre de garçon qui cherche de l’argent de cette manière. Quand le seigneur doit te donner de l’argent, il va le faire. Il fallait sortir quelque chose et vous voyez que jusqu’aujourd’hui, la FIFA  est très contente de cette danse.

Avez-vous pressenti une telle prestation de votre part avant le coup d’envoi du mondial 90 ?

« Bien que je n’étais pas sûre de jouer, en partant du Cameroun j’avais quand même déjà un pressentiment de marquer les esprits si jamais le coach me faisait confiance. Et c’est exactement ce que m’avaient dit mon préparateur physique dont j’oublie le nom et Ayibodo, au regard du travail de préparation qu’ils m’avaient fait. Donc avec ma technique et ma bonne condition physique, je savais que j’allais faire quelque chose à cette Coupe du Monde.

Qu’est-ce que  la sélection de 90  avait come particularité?

« Je ne peux pas parler de particularités car il y avait beaucoup de désordre, et pour vous dire vrai, même entre joueurs on se regardait en chien de faïence, il n’y avait pas de solidarité. Et c’est vraiment après le match contre la Roumanie que l’atmosphère s’est améliorée pour devenir l’ambiance de l’équipe nationale que nous avions connue avant où le respect était de mise »

Peut-on conclure que ce sont les performances individuelles comme les vôtres qui ont donné du succès au Cameroun au mondial 90 ?

« C’est vrai qu’on peut parler de performances individuelles, mais collectives aussi car on avait une bonne équipe, et vous voyez qu’on a fait douter l’Angleterre durant 90 minutes, car on avait rien à envier aux grandes nations de football. Techniquement et physiquement, nous étions prêts, c’est pour ça d’ailleurs que l’Allemagne avait envoyé des émissaires pour superviser le match contre l’Angleterre car ils savaient qu’on devait les croiser si on passait ce stade ».

Il se dit qu’il vous a été demandé de vous faire battre par l’Angleterre en 90 car vous aviez déjà beaucoup fait en atteignant ce niveau. Est-ce vrai ?

« Mon objectif était de continuer à marquer des buts pour que l’équipe aille le plus loin possible, donc ce qui s’est dit sur le fait des messages reçus de l’administration, nous encourageant à rentrer car on avait trop gagné, je n’étais pas au courant, et je dis une équipe ne gagne jamais assez quand elle n’a pas soulevé le trophée. Et vous voyez l’intensité avec laquelle on a joué contre l’Angleterre, et si nous avons été éliminés, c’est par le fait de nos erreurs. Parce qu’à 2-1, il reste 7 minutes, d’après ce que  m’ont  communiqué les entraîneurs, je passe le message à mes coéquipiers, et au lieu de casser le jeu on a continué à jouer parce qu’on était très sûre de nous, croyant avoir mis l’Angleterre dans la sauce (rire…). Mais malheureusement, il a fallu que l’arbitre accorde ces deux pénaltys qui ont changé le cours de l’histoire. On a jamais su si c’était des bons ou mauvais pénaltys, peut-être s’il y avait la VAR, cela aurait tranché net sur la question »

Pourquoi il n’était pas évident à votre époque d’aller un peu plus tôt en Europe ?

« C’était différent parce que le footballeur africain n’était pas encore connu en Europe, il ne faut donc pas se leurrer, car il n’y avait que quelques-uns qui y évoluaient comme Salif Keita, Laurent Pokou, et ce n’est que vers la fin des années 80 début 90 que les footballeurs africains ont commencé à aller en Europe »

Aviez-vous la possibilité d’aller en Europe un peu plus tôt ?

« Évidemment, Saint Etienne a voulu me retenir lorsqu’on a joué en amical contre eux ici au Cameroun. Ils ont voulu m’amener à la fin du match, mais un colonel qui avait suivi la causerie sous le tunnel du stade, les a stoppés net dans leur élan en estimant que j’étais encore très jeune, j’avais encore tout le temps. Sinon je serais parti en France à l’âge de 16 ans. Ce n’est finalement qu’à l’âge de 25 ans que je suis parti, ce qui est trop tard pour un professionnel qui veut aller jouer en France. Quand vous partez à 16-17 ans, c’est bien mais à partir de 22 ans, c’est bien. Si j’étais parti à 16 ans, je serais peut-être le footballeur le plus riche du monde »

Donc vous militez pour la politique de partir tôt en Europe pour les jeunes footballeurs ?

« Le problème ce n’est pas le fait qu’ils aillent trop tôt, mais le plus souvent il n’y a aucun projet d’avenir derrière. Vous remarquerez qu’aujourd’hui, les contrats qui se font entre les clubs pour faire partir des jeunes ne sont véritablement pas respectés. Vous êtes dans le sport, imaginez le nombre de jeunes camerounais qui sont partis ces 10 dernières années en Europe, où sont-ils aujourd’hui ? On  dénombre pas moins de 300 jeunes partis en Europe et on compte très peu qui ont émergé. La plupart de ceux qui partent et émergent sont ceux qui étaient déjà connus ici au Cameroun. Voilà le problème ! C’est une grosse perte ! »

En tant que président de Tonnerre handball, peut-on considérer cette discipline comme votre deuxième passion ?

« Non je ne peux pas dire que c’est une deuxième passion. Vous savez à l’époque, lorsque vous étiez dans un collège et que vous étiez bon dans une discipline, on vous demandait à pratiquer d’autres disciplines. C’est vrai qu’en plus du football, j’ai fait un peu d’athlétisme et du basket, mais le handball, c’est le Tonnerre qui m’a confié ce volet en 1975 avant que je n’aille en France deux ans plus tard. L’entraîneur de l’époque qui s’appelait Ayissi Noah a demandé à son frère de me  confier la section handball du Tonnerre et j’ai accepté parce que nous étions des amis. Moi étant parti en Europe, j’envoyais tout le nécessaire pour la survie de l’équipe, et aujourd’hui c’est la plus vieille équipe de handball au Cameroun »

Quel souvenir gardez-vous des clubs où vous êtes passé ?

« De très bons souvenirs. D’abord le Léopard de Douala où j’ai été champion du Cameroun en 1970, 1971 et 1972. On a fait de belles campagnes africaines même si on n’a pas été en finale. Ensuite il y a le Tonnerre où j’ai gagné la première coupe d’Afrique des clubs champions et l’année d’après, on a été finaliste contre Enugu Rangers. On sait ce qui s’est passé pour qu’on perde cette finale. On nous a fait avaler des produits et casser des gaz dans les vestiaires qui nous ont affaiblis complètement avant le début du match. On a perdu 4-1 à l’aller et au retour ça été difficile de remonter le score. Je ne voudrais pas parler d’Éclair de Douala car c’est mon club formateur avec qui j’ai évolué jusqu’en deuxième division. À l’étranger j’ai commencé à Valenciennes, après je suis parti à Monaco où j’ai gagné la Coupe de France, l’année d’après à Bastia où j’ai à nouveau gagné la Coupe de France, ensuite je suis parti à Saint Etienne que j’ai fait revenir en première division après qu’on les ait fait descendre en deuxième division. J’ai poursuivi ma carrière à Montpellier et j’ai réussi à nouveau le challenge de la remontée. Voilà de manière brossée les clubs où je suis passé et qui ont marqué ma carrière »

Qu’est ce qui a fait la particularité du Tonnerre pour que vous y restiez autant ?

« La particularité du Tonnerre c’est que c’était aussi une famille. Il faut dire qu’à cette époque on avait de très grands dirigeants dont plusieurs ministres. Je me souviens de Omgba Zing de regrettée mémoire qui était un grand patriarche ici à Yaoundé et qui, à lui seul pouvait gérer une équipe. Ces personnalités nous ont beaucoup apporté, on était au petit soin et la solidarité qui nous animait entre joueurs faisait de nous une famille tant sur l’aire de jeu que dans la vie quotidienne. Voilà ce qui a fait la particularité du Tonnerre. Mais cela ne m’a pas empêché d’avoir des amis dans le Canon tels Nkono, Mbida… »

Peut-on comparer le championnat d’aujourd’hui à celui de votre époque ?

« Il n’y a pas de comparaison. On n’a même pas à épiloguer longtemps sur cette question, car il n’y a pas de comparaison à faire. Quand vous voyez un match de football Tonnerre-Canon au stade omnisports à l’époque, deux semaines avant ça bougeait déjà entre les supporters, et même aux entraînements. Le jour du match, à 10h le stade était déjà plein à craquer. C’est vous dire quel engouement il y avait parce que les gens aimaient le football, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui »

Qu’est ce qui selon vous a tué cet engouement ?

« Je n’ai pas d’éléments probants pour le justifier car je n’étais plus au Cameroun. Je remarque seulement que les jeunes dirigeants qui sont arrivés après ne sont pas restés sur la logique de leur prédécesseurs. La notion du rassemblement ne semble pas les animer, et aujourd’hui c’est davantage perceptible »

Regrettez-vous de n’avoir pas eu la même aura que les footballeurs d’aujourd’hui tels que : Sadio Mane, Mohamed Salah, Didier Drogba ou encore Samuel Eto’o ?

« Il n’atteindront jamais mon aura, malgré la médiatisation et tout ce dont ils peuvent bénéficier aujourd’hui il n’atteindront jamais mon aura. Que ce soit même dans leur propre pays, ils le savent bien. Mais je suis content d’eux parce qu’ils réussissent à maintenir le flambeau du football africain à l’étranger et je suis content quand je les vois jouer. Mais faire ce que j’ai fait en Afrique, je ne suis pas sûre qu’ils le feront. Ils peuvent le faire en Europe comme ils le font, mais en Afrique ce ne sera pas évident. Même sur le plan de la popularité si j’arrive en Egypte par exemple, je ne suis pas sûre qu’on parlera de Salah autant que de Roger Milla, cela est valable en Côte d’Ivoire avec Didier Drogba, et partout en Afrique »

Avez-vous un rôle dans le football camerounais ?

« Je n’ai aucun rôle »

On vous voit régulièrement aux côtés de la Fecafoot pourtant…

« Non, je ne suis pas avec la Fecafoot. Je suis de temps en temps invité comme la dernière fois où j’étais l’invité d’une société de téléphonie mobile lors du match d’au revoir des Lionnes avant qu’elles ne s’envolent pour le Mondial »

On vous a souvent présenté comme le président d’honneur de la FECAFOOT…

« Je le suis toujours puisque je n’ai jamais été limogé. Je n’ai pas reçu une note qui met fin à ma qualité de président d’honneur. Mais je ne demande pas à l’être dans tous les cas. Surtout tant que le football camerounais ne revient pas à ce que les camerounais veulent »

Comment pouvez-vous apporter aujourd’hui au football camerounais ?

« Une seule personne ne peut le faire. C’est pour ça qu’on a mis en place le CALIF (Collectif des anciens Lions Indomptables de football, NDLR) où Est Bertin  Ebwelle, bien que plus jeune que moi est président et Thomas Libiih trésorier et je crois que nous avons beaucoup de footballeurs qui se sont associés à cette association et nous voulons regrouper tout le monde parce que beaucoup se leurrent pour rien. Personne d’autre ne viendra consoler les footballeurs mieux que les footballeurs. Et je le dit à tous les footballeurs, leur maison c’est le football et ils le savent bien. On a donc mis cette association en place pour que ceux qui sont en activité et qui vont bientôt arrêter sachent que c’est leur maison, leur bureau, et ils doivent venir car les portes leur sont grandement ouverte. Qu’ils laissent les polémiques inutiles. Je prends le cas de Stephen Tataw et j’espère qu’il lira. Aujourd’hui il est dans la polémique, oubliant qu’il y’a quelques temps cette association l’a sauvé, en prenant en charge des soins médicaux. On lui a permis de gagner 500.000 FCFA en l’amenant à Garoua, pourtant nous n’y étions pas obligé. Aujourd’hui, il a la mémoire courte et va dans les médias médire des anciens footballeurs en disant qu’ils ne peuvent rien faire pour le football, oubliant que lui-même est ancien footballeur. Je n’ai pas de problème avec lui, mais qu’il revienne à de meilleurs sentiments »

En donnant l’onction à Joseph Antoine Bell lors des élections,  le CALIF était-il dans la logique :  football aux footballeurs ?

« Tout à fait. Mais malheureusement l’argent a primé, les millions ont été dispatchés, on a vu des gens sortir de la salle plein les poches. Mais nous on n’en a pas. Notre argent à nous, c’est le football, de satisfaire tous ceux qui ont joué au football et sont aujourd’hui dans les difficultés. Tous ceux qui ont arrosé avec l’argent peuvent-ils me dire ce qu’ils ont fait pour les anciens footballeurs décédés ? C’est nous qui avons contribué pour accompagner nos anciens camarades à leur dernière demeure, avec aussi les efforts et la grâce du Président de la République »

Qu’est ce qui peut justifier la perte des valeurs morales chez la jeune génération de footballeurs d’aujourd’hui ?

« C’est simplement parce qu’ils se disent que comme ils ont beaucoup d’argent, ils peuvent malmener les anciens. Nous sommes fières d’être des anciens, même sans argent. Nous sommes fières de ce que nous avons fait pour notre pays, pour le football camerounais et même africain. L’argent a un peu désorienté le milieu du football mais j’espère qu’ils reviendront à de meilleurs sentiments »

En quoi consiste votre rôle en tant qu’ambassadeur itinérant ?

« C’est difficile à décrire. Après que le Chef de l’État m’ait nommé ambassadeur itinérant, j’aurais personnellement souhaité qu’il précise à la suite « chargé de… » Parce que de par mon poste, je ne fais rien, c’est juste un titre honorifique que j’ai accepté d’ailleurs. Mais je n’ai pratiquement rien à faire, c’est pourquoi je précise que j’aurais voulu que ça s’accompagne de chargé de quelque chose dans le football ou dans le sport »

Votre casquette d’ambassadeur itinérant ne vous donne pas l’étoffe pour influencer les décisions dans le football camerounais ?

« Non pas du tout ! Ça ne me donne aucune étoffe. J’aurais souhaité que le Chef de l’État m’aide un peu depuis qu’il y a le désordre dans le football, mais malheureusement ce n’est pas le cas. Même quand je fais un rapport que je soumets à son appréciation, ça n’arrive jamais à son bureau. Il y a beaucoup de dossiers que j’ai transmis, mais ça ne lui parvient jamais et j’ai fini par comprendre que plusieurs personnes ne veulent pas me voir, ne veulent pas reconnaître ma valeur »

Un mot sur les Lionnes engagées en Coupe du Monde en France et aux Lions pour la CAN en Egypte ?

« Je demanderais simplement aux filles de nous refaire la prestation du dernier mondial au Canada, en essayant d’aller un peu plus loin pour faire davantage rehausser le drapeau du pays. Même si on ne gagne pas la finale. Ce qu’elles ont fait au Canada était grandiose. Pour les hommes engagés à la CAN en Egypte je ne peux que les souhaiter le meilleur car ça ne va pas être facile en tant que détenteur du trophée. Tout le monde viendra dans la convoitise de notre trophée et je crois qu’avec la volonté que nos jeunes ont souvent, nous pouvons nous en sortir »

Après le mondial 90 vous apparaissez dans une chanson, c’était quoi le projet ?

« C’est un Belge qui avait un studio d’enregistrement et qui cherchait une star pour une chanson pour l’UNICEF. Comme j’avais fait sensation en Italie et qu’on ne parlait que de moi, il est venu vers moi et m’a proposé le projet que j’ai accepté pour l’honneur des enfants. On a fait la chanson et le titre était « Un enfant c’est la vie ». La deuxième chanson que vous avez plus suivie était pour le commercial, notamment le titre « Sandie ». Mais au départ le projet était pour l’UNICEF qui a d’ailleurs beaucoup apprécié la chanson »

Un souhait pour le football camerounais ?

« Qu’on retrouve notre football d’antan, nos dirigeants d’antan, et surtout notre fédération d’antan, c’est-à-dire, avec  des personnes honnêtes pour donner une bonne direction à notre football afin qu’il rayonne comme c’était le cas avant »

Pourquoi avez-vous refusé l’invitation de Gianni Infantino en Russie lors de la dernière coupe du monde ?

« Je ne vais pas aller dans un milieu où les gens sont contre mon pays, quand des gens veulent assassiner mon pays, je suis contre eux et je lutterais contre tous ces gens, pas seulement pour le football, même pour autre chose, parce que je n’ai pas deux pays, et je veux le voir debout. Je ne peux pas être là où les gens insultent mon pays, c’est pourquoi je n’y suis pas allé »

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Résultats

Cameroun3:0Comores

Classement

Rang PaysPts
1Maroc11pts
2Cameroun11pts
3Malawi5pts
4Comore5pts